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SUR LA FRAGILITE ET LA PREVENTION DE LA PERTE D’AUTONOMIE : NOUS NE POUVONS PLUS ATTENDRE

Notre système de santé a été conçu après la seconde guerre mondiale, pour traiter les pathologies aigues des adultes jeunes avec des succès que nous connaissons. Il n’est manifestement pas adapté au vieillissement de la population comme en témoigne l’explosion du nombre de sujets sévèrement dépendants.

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, vieillir en santé ce n’est pas ne pas avoir de maladie, on a des maladies à tous les âges de la vie, mais c’est conserver les fonctions pour continuer à faire ce qui est important pour chacun d’entre nous, et continuer à être ce qu’on est au fond de soi.

La médecine gériatrique a été créée il y a une cinquantaine d’années pas parce qu’on avait anticipé le vieillissement de la population mais parce que sont apparues dans les services d’urgences, des personnes âgées polypathologiques, souvent atteintes de démences sévères, et très dépendantes. Personne ne savait, ne voulait ou pouvait s’en occuper. On a donc créé tout d’abord des longs séjours puis des moyens séjours puis des courts séjours puis toute une filière gériatrique qui avec les EHPAD correspond à environ 50% de plus de lits que toutes les autres spécialités confondues. A la même époque, est née la cancérologie qui au début s’occupait essentiellement de patients atteints de cancers généralisés au stade des métastases. Puis, la cancérologie a su aller à un stade plus précoce qui est celui du diagnostic précoce avec les succès qu’on connait. Il est important que la Gériatrie puisse évoluer à un stade plus précoce. C’est pour cela, qu’il y a deux stratégies qui se mettent peu à peu en place :

Repérer les personnes âgées fragiles car elles sont à risque plus important de dépendance ; or ce stade de fragilité est réversible. Les personnes âgées fragiles se reconnaissent en fonction des critères de Fried que sont la perte de poids involontaire, la fatigue, la grande sédentarité, la vitesse de marche lente et une diminution de la force musculaire. Quand un sujet présente trois de ces critères, il est fragile ; quand il en présente un à deux, il est pré-fragile.
Le nombre de publications sur la fragilité a explosé de façon considérable pour atteindre actuellement plus de 2 000 publications scientifiques par année.
C’est un domaine extrêmement important qui doit rentrer dans notre pratique clinique.

La notion de capacités intrinsèques. Avec le vieillissement, on perd nos capacités intrinsèques qui vont être à l’origine de nos fonctions. L’Organisation Mondiale de la Santé a précisé 5 fonctions intrinsèques que sont : la mobilité, la mémoire, le sensoriel (avec la vue et l’audition) et le psycho-social (avec notamment l’humeur et le tissus social). La dernière fonction correspond à la vitalité qui correspond aux réserves tout d’abord, réserves nutritionnelles mais aussi réserves biologiques nécessaires pour maintenir ses fonctions à un niveau optimal.

La stratégie, désormais, doit avoir 2 objectifs. Dans les premiers stades du vieillissement (entre 45 et 75 ans) c’est être capable de maintenir ses réserves pour atteindre le niveau le plus haut lors du vieillissement plus avancé. Dans ce vieillissement plus avancé, après 75 ans, il est important de pouvoir monitorer régulièrement ses fonctions à l’aide d’instruments de mesure et de nouvelles technologies pour pouvoir intervenir le plus rapidement possible lorsqu’un sujet perd une fonction pour en connaitre les causes et mettre en place des interventions qui vont comprendre bien sûr le traitement des pathologies mais aussi lutter contre des facteurs de risque qu’on rencontre au niveau du vieillissement et renforcer nos fonctions par l’intervention multidomaine qui associe nutrition, exercice physique et exercices cognitifs.

Dans l’avenir, les recherches de biomarqueurs du vieillissement vont pouvoir prédire, de façon plus précise, les sujets à risque de perte de capacités intrinsèques et d’autonomie et vont permettre de mettre au point des nouvelles thérapies visant à maintenir ses fonctions.

Nous sommes très heureux de vous accueillir lors du 7ème Congrès Francophone sur la Fragilité et le maintien de l’autonomie.

Ce sera l’occasion d’échanger nos expériences et d’avancer dans ce domaine d’actualité.


COMITE D'ORGANISATION

• Pr. Sandrine Andrieu (Toulouse, France)
• Pr. Jean-Pierre Aquino (Paris, France)
• Pr. Athanasios Bénétos (Nancy, France)
• Pr. Sylvie Bonin-Guillaume (Marseille, France)
• Dr. Matteo Cesari (Toulouse, France)
• Pr. Jaime Fitten (Ucla, USA)
• Pr. Françoise Forette (Paris, France)
• Pr. Alain Franco (Nice, France)
• Dr. Gabor Gabellan Van Kan (Toulouse, France)
• Pr. Olivier Guérin (Nice, France)
• Pr. Olinier Hanon (Paris, France)
• Pr. Fati Nourashémi (Toulouse, France)
• Pr. Stéphane Oustric (Toulouse, France)
• Pr. Marco Pahor (Orlando, USA)
• Dr. Antoine Piau (Toulouse, France)
• Pr. Philippe Robert (Nice, France)
• Pr. Yves Rolland (Toulouse, France)
• Pr. Toni Salva (Barcelone, Espagne)
• Dr. Sandrine Sourdet (Toulouse, France)
• Pr. Bruno Vellas (Toulouse, France)
• Pr Patrick Villani (Marseille, France)

FRAGILITE • PRÉVENTION DE LA PERTE D'AUTONOMIE

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• Nutrition et fragilité
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OSTEOPOROSE ET FRAGILITE

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